Let’s Install Linux (conclusion)

Il y a quelques semaines, je me suis demandé pourquoi j’étais encore en train d’utiliser Windows sur mon ordinateur personnel.

tl;dr: je reste sous Windows car Linux est incapable de gérer des archives correctement en réseau.

La plupart des choses que je fais à la maison c’est, en gros :

  • Allez sur le net dire des conneries
  • Répondre en disant des conneries
  • Lire mes e-mails (un peu)
  • Consulter, trier, créer des fichiers sur mon NAS

Je joue très peu sur PC. J’ai aussi la suite Adobe, ce qui est emmerdant car elle n’existe (toujours) pas sous Linux, et parfois j’utilise Photoshop ou Premiere.
J’utilise aussi pas mal d’émulateurs, surtout Atari ST, dont un seul existe sous Linux. Et enfin, j’utilise aussi des logiciels que j’appelle « de connard » comme Vivaldi, parce qu’il y a 2-3 trucs dedans que j’aime bien. Du coup je dois retrouver un minimum de tout ça sous Linux.
De plus je dois bien avouer que Windows 10, s’il a apporté pas mal de choses, a aussi apporté un lot de chie incroyable. Le menu démarrer ? À jeter au feu, désormais. La recherche de fichiers ? Efficace que dans les souvenirs de mes grands-parents. Et surtout une incroyable capacité à ramer pendant 4 heures dès qu’on ouvre un dossier contenant 10 vidéos, pour la raison suivante : « je réfléchis ».

Linux, je connais plutôt bien, mais en tant qu’administrateur de serveurs, et encore pas de top niveau (j’ai pas une flotte de 1000 serveurs à gérer). La distribution que je connais c’est Debian, j’y suis chez moi, je sais aller configurer tout le merdier dans /etc et compagnie. Mais en interface graphique, Linux, je suis un noob. On me demande quel soft pour écouter de la musique sous Linux, je réponds : « euh… VLC ? ».

Ensuite, justement parce que je vais souvent aller farfouiller dans les entrailles des fichiers de configs de l’OS quand il y a des problèmes, si je mets un Linux chez moi, il est absolument hors de question que je passe une heure à configurer un layout clavier ou bien à trouver un manière d’installer un logiciel quel qu’il soit en copiant/collant des scripts entiers à partir du trou du cul du net, pour au finir pourrir tout l’OS. Quand je rentre chez moi j’ai une famille et mon temps disponible est très limité. La distrib doit marcher out of the box et les softs dont j’ai besoin aussi.

Il y a une quinzaine d’années, j’avais tenté le coup. Mais j’avais arrêté très vite puisque j’avais besoin de taper en japonais, et les connaisseurs savent à quel point le support des langues non-latines a longtemps été merdique sous Linux.

Mais les distributions Linux ont beaucoup évolué, il était donc temps que je m’y replonge. Est-ce que j’allais pouvoir avoir un « Linux on desktop » chez moi ?

Quitter Windows, pourquoi ?

Je préfère tout de suite mettre les choses au point : je ne cherche pas à passer absolument sous Linux pour des raisons politiques ou éthiques, ou que sais-je. Si je suis sous Linux, j’utiliserai Gmail, donc bon. De la même manière, avant j’étais sous Android, et il y a quatre ans, je suis repassé sous iOS parce que je savais que je voulais un truc qui *marche* et arrêter de trifouiller dans les ROM patchées à deux sous, les mises à jour foireuses etc. Mon fils allait naître, mon temps libre pour bidouiller allait disparaître.

(J’ai eu tellement raison.)

Les OS j’en ai connu plein : ProDOS sous Apple II, TOS+GEM sur Atari ST, puis DOS, Windows 3, Système 7 sur Mac, Windows 95, AIX, Windows 98, 2000, Mac OS X, etc.
Je ne suis pas spécialement attaché à un OS, si un autre fait le même taf si possible en mieux, je change. Par contre dans le cas inverse, pourquoi changer ?

Tout d’abord j’ai commencé par faire un tour des distribs pour voir comment ça s’installait. La découverte a été globalement positive. Le boulot abattu sur les différentes distribs est clairement énorme. J’ai fait un stream live de l’installation de 7 distributions dont voici un replay (un peu remonté). Vous allez voir que certains distribs sont déjà à écarter, je vais y revenir.

À la suite de cette vidéo, je me suis dit que j’allais tenter Solus, et j’ai commencé à l’utiliser au quotidien.

Il n’a pas fallu 2h pour que je trouve les premiers trucs bloquants.

Remettons-nous dans le contexte : j’ai un OS qui tourne (avec une licence), avec des softs qui me conviennent. J’utilise la suite Adobe Creative Cloud (avec une licence oui oui), et j’utilise un peu Visual Studio Community pour faire du C#. De ces deux outils, il n’existe pas d’équivalent sous Linux, ou pas d’équivalent gratuit. Ce qui veut dire qu’on part avec déjà deux gros sacrifices de ma part puisque je vais devoir utiliser une VM ou un double boot (arg !) pour les utiliser. Et je ne parle même pas de toutes les petites merdes ou outils d’émulation qui n’existent pas ailleurs.

Autant vous dire que je ne suis pas, mais absolument pas prêt à faire de cadeaux sur des petits détails qui risquent de m’empoisonner la vie.

Du coup, je me suis fait une liste de ce que je voulais dans une distrib, et je les ai toutes re-testées.

La Liste

On dit souvent que tout est personnalisable sous Linux. Je me suis volontairement restreint aux configurations proposées par défaut. Je ne vais pas installer le bureau MATE sous Ubuntu par exemple, qui est préconfiguré avec Gnome3. Ça se termine souvent dans les pleurs et les grincements de dents. Ensuite, s’il est possible de facilement configurer un placement de dock ou de barre, ok. S’il faut aller dans des fichiers de configs, télécharger des extensions qui marchent une fois sur deux… c’est non.

À l’installation, le layout clavier est-il défini avant de demander le mot de passe wi-fi ?

Bloquant : Non
Cela me permet de connaître le niveau de test d’une distribution. En effet il est complètement con de demander un mot de passe wifi si le layout clavier est mal configuré. Et que le wifi soit indispensable ou pas pour l’installation, ça n’a pas d’importance. C’est juste que c’est quelque chose qui NE SE FAIT PAS.

À l’installation le layout clavier est-il bien détecté ?

Bloquant : Non
Là aussi ça paraît con, mais j’ai remarqué plein de problèmes à ce niveau-là.

Au login, le layout clavier défini est-il respecté ?

Bloquant : OUI
Il y a des distribs qui ne respectent pas le layout clavier défini au moment du login. Et là autant dire que c’est la porte ouverte des enfers, même les wiki Linux n’ont pas de solution claire. De plus ça peut être le cas au login, sur le bureau, sur le lock screen, ou sur une combinaison des trois… Si c’est le cas : poubelle.

Le bureau possède-t-il une barre unifiée ?

Bloquant : OUI
L’une des meilleurs invention de Windows reste la barre unifiée avec les tâches, les infos systèmes et le menu démarrer.
Je n’ai pas besoin d’avoir deux ou trois barres pour faire la même chose.

La barre unifiée peut-elle être positionnée en bas de l’écran ?

Bloquant : OUI
Je ne veux pas de barre système en haut. J’utilise Vivaldi qui colle ses onglets en haut de la fenêtre pour accélérer considérablement les clics en fenêtre maximisée (cf loi de Fitts).

La touche Super (Windows) ouvre-t-elle le menu principal du bureau ?

Bloquant : Non
Mais franchement c’est mal pensé si c’est pas le cas vu que derrière ça ouvre aussi la recherche unifiée.

Le raccourci Super-E ouvre-t-il le gestionnaire de fichiers ?

Bloquant : Non
Je fais mon windowsien connard. Parfois il y a un autre raccourci. Je l’ai mis parce que j’ai vu que certaines distribs le faisaient, ce qui peut montrer une tentative bienvenue de simplifier la vie aux utilisateurs qui switchent.

Le gestionnaire de fichiers possède-t-il une double vue arborescence + dossier en cours ?

Bloquant : OUI
La vue par défaut de Windows là encore. J’y pensais pas mais à l’usage il est vraiment quasi-impossible de s’en passer. La seule vue différente qui me va est celle par colonnes d’OS X.

Y a-t-il un menu contextuel « Ouvrir un Terminal… »

Bloquant : OUI
Il est quand même parfois utile de pouvoir ouvrir une ligne de commande dans un dossier. Je l’utilise aussi sous Windows d’ailleurs.

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à extraire une archive située sur mon NAS (via menu contextuel Extraire…) ?

Bloquant : OUI
De mon NAS, vers mon NAS. Partage Windows (via smb/cifs donc) en montage dynamique via le bureau.
Pas de NFS juste parce que mon NAS (Synology) n’est pas configuré pour.
De toute façon smb devient la norme, même Apple abandonne AFP.

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à décompresser une archive qui contient des fichiers nommés en Japonais en UTF-8 et en S-JIS (via menu contextuel) ?

Bloquant : OUI
On est en 2018, les japonais fournissent encore systématiquement des archives encodées en S-JIS, il faut donc pouvoir le gérer.

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à compresser des fichiers nommés en japonais (via menu contextuel) ?

Bloquant : OUI

Lorsqu’une archive est créée à partir d’une sélection du gestionnaire de fichier, le gestionnaire d’archive propose-t-il un nom d’archive pertinent (par ex. nom du dossier parent) ?

Bloquant : OUI
Faire le boulot d’un algorithme, j’ai pas que ça à foutre.

Le gestionnaire d’archive, via un menu contextuel, propose-t-il de compresser en cbz ?

Bloquant : Non
Mais c’est quand même cool qu’il y ait le choix.

unar est-il disponible ?

Bloquant : OUI
Je comprends pas comment ce soft peut ne pas être distribué comme décompresseur par défaut sur les distribs tellement il est efficace.
Malheureusement ligne de commande uniquement.
(il est 100% compatible avec les archives japonaises, mal encodées ou pas)

unzip permet-il de spécifier l’encodage de l’archive ?

Bloquant : Non
Pour les archives en S-JIS. Bizarrement, fonction non-documentée.

Y a-t-il un store d’applications ?

Bloquant : Non
C’est plus pratique et sympa, mais les gestionnaires de paquets ne me font pas peur.

Vivaldi est-il disponible ?

Bloquant : OUI
C’est le navigateur que j’utilise, donc…

Vivaldi est-il installé avec le support vidéo ffmpeg ?

Bloquant : Non
Il existe un script pour installer la bibliothèque ffmpeg pour Vivaldi, mais bon quand même, c’est un peu chelou de pas le faire de base.

iBus est-il installé ou activé ?

Bloquant : Non
iBus est un des systèmes permettant d’ajouter plein de méthodes d’entrées dont Anthy pour le japonais. C’est une grosse avancée pour moi, donc pas question de m’en passer.

Anthy est-il disponible ?

Bloquant : OUI
Pour iBus. Parfois d’autres IME sont installés genre Kanji & Kana, mozc… mais quand y’en a une, ils y sont tous.

Les drivers et softs non-free sont-ils disponibles ?

Bloquant : OUI
Je suis pas un libriste puriste. Je suis « tendance libriste » : quand y’a deux choses qui font à peu près la même chose, je préfère la version libre. Mais si la version libre existe pas où est beaucoup moins bien, faut pas déconner, à un moment je préfère avoir une vie à côté.

Discord est-il disponible ?

Bloquant : OUI
Parce que.

Teamviewer est-il disponible ?

Bloquant : OUI
Oui je sais y’a VNC. Mais entre VNC et Teamviewer, quand on est en mobilité, soyons honnête, il y a un monde de différence.

Wine arrive-t-il à faire tourner XMedia Recode ?

Bloquant : OUI
Je veux bien faire des sacrifices, mais là c’est un soft de recompression standalone, donc il doit passer.
La seule alternative sous Linux c’est ffmpeg. Ça tombe bien c’est un frontend de ffmpeg version over 9000 (WinFF va te rhabiller). Les lignes de commande ça va bien 5 minutes.
Et ça me permet de voir si Wine fonctionne bien.

L’OS est-il bien traduit en français ?

Bloquant : Non
Je m’en fous en fait mais je préfère de l’anglais plutôt qu’une mauvaise trad.

Y a-t-il des glitches gênants (graphique etc) ?

Bloquant : OUI
Si ça flicke dans tous les sens, c’est non.

Ça fait 27 points dont 17 bloquants. Vous êtes prêts ? On y va.

Ubuntu 17.10

À l’installation, le layout clavier est-il défini avant de demander le mot de passe wi-fi ?

Oui.

À l’installation le layout clavier est-il bien détecté ?

Oui.

Au login, le layout clavier défini est-il respecté ?

Oui.

Le bureau possède-t-il une barre unifiée ?

NON. C’est Gnome3. Désolé.

La barre unifiée peut-elle être positionnée en bas de l’écran ?

NON. Il y a des extensions mais obsolètes, non supportées…

La touche Super (Windows) ouvre-t-elle le menu principal du bureau ?

Oui.

Le raccourci Super-E ouvre-t-il le gestionnaire de fichiers ?

Non.

Le gestionnaire de fichiers possède-t-il une double vue arborescence + dossier en cours ?

NON. Nautilus ne le permet pas.

Y a-t-il un menu contextuel « Ouvrir un Terminal… » ?

Oui.
À noter un bug, j’ai parfois deux fois cet élément dans le menu contextuel.

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à extraire une archive située sur mon NAS (via menu contextuel Extraire…) ?

Oui.

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à décompresser une archive qui contient des fichiers nommés en Japonais en UTF-8 et en S-JIS ?

Utf-8 : Oui
S-JIS : NON (erreur)

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à compresser des fichiers nommés en japonais (via menu contextuel) ?

Oui.

Lorsqu’une archive est créée à partir d’une sélection du gestionnaire de fichier, le gestionnaire d’archive propose-t-il un nom d’archive pertinent ?

NON.

Le gestionnaire d’archive, via un menu contextuel, propose-t-il de compresser en cbz ?

Non.

unar est-il disponible ?

Oui (via apt)

unzip permet-il de spécifier l’encodage de l’archive ?

Oui.

Y a-t-il un store d’applications ?

Oui.

Vivaldi est-il disponible ?

Oui (en .deb sur leur site)

Vivaldi est-il installé avec le support vidéo ffmpeg ?

Oui.

iBus est-il installé et activé ?

Oui.

Anthy est-il disponible ?

Oui.

Les drivers et softs non-free sont-ils disponibles ?

Oui.

Discord est-il disponible ?

Oui mais la version du dépôt plante. Le package .deb sur leur site fonctionne.

Teamviewer est-il disponible ?

Oui.

Wine arrive-t-il à faire tourner XMedia Recode ?

NON. Wine ne se lance pas.

L’OS est-il bien traduit en français ?

Oui.

Y a-t-il des glitches gênants ?

Non.

 

Ubuntu 17.10 : c’est NON.

Xubuntu 17.10.1

À l’installation, le layout clavier est-il défini avant de demander le mot de passe wi-fi ?

Non. Ils ont repris l’installeur d’Ubuntu en mode « mouton », sans réfléchir.

À l’installation le layout clavier est-il bien détecté ?

Non (anglais).

Au login, le layout clavier défini est-il respecté ?

Oui.

Le bureau possède-t-il une barre unifiée ?

Oui. C’est Xfce.

La barre unifiée peut-elle être positionnée en bas de l’écran ?

Oui, facilement (il faut la déverrouiller dans les paramètres).

La touche Super (Windows) ouvre-t-elle le menu principal du bureau ?

Non. C’est configurable mais ça a l’air d’être le bordel.

Le raccourci Super-E ouvre-t-il le gestionnaire de fichiers ?

Non. Facilement configurable ça par contre, au même endroit.

Le gestionnaire de fichiers possède-t-il une double vue arborescence + dossier en cours ?

Oui. Par contre on ne peut pas cliquer sur un élément du path pour revenir en arrière… dommage.

Y a-t-il un menu contextuel « Ouvrir un Terminal… »

Oui

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à extraire une archive située sur mon NAS (via menu contextuel Extraire…) ?

NON. Pas disponible sur le NAS.

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à décompresser une archive qui contient des fichiers nommés en Japonais en UTF-8 et en S-JIS (vie menu contextuel) ?

NON. Pas disponible sur le NAS.

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à compresser des fichiers nommés en japonais (via menu contextuel) ?

NON. Pas disponible sur le NAS.

Lorsqu’une archive est créée à partir d’une sélection du gestionnaire de fichier, le gestionnaire d’archive propose-t-il un nom d’archive pertinent ?

Pas testé.  Pas disponible sur le NAS.

Le gestionnaire d’archive, via un menu contextuel, propose-t-il de compresser en cbz ?

Pas testé.  Pas disponible sur le NAS.

unar est-il disponible ?

Oui, via apt.

unzip permet-il de spécifier l’encodage de l’archive ?

Non.

Y a-t-il un store d’applications ?

Oui.

Vivaldi est-il disponible ?

Oui, via le .deb sur leur site.

Vivaldi est-il installé avec le support vidéo ffmpeg ?

Oui.

iBus est-il installé et activé ?

Oui. Installé mais pas activé, il faut donc le configurer.

Anthy est-il disponible ?

Oui.

Les drivers et softs non-free sont-ils disponibles ?

Oui.

Discord est-il disponible ?

Oui. Comme pour Ubuntu, le .deb du site fonctionne.

Teamviewer est-il disponible ?

Oui, en .deb sur leur site.

Wine arrive-t-il à faire tourner XMedia Recode ?

Pas testé (j’ai oublié).

L’OS est-il bien traduit en français ?

Oui.

Y a-t-il des glitches gênants ?

Non.

 

Xubuntu 17.10, c’est NON. Pas de gestionnaire d’archive dispo sur les montages smb…

KDE Neon 2018-03-01

À l’installation, le layout clavier est-il défini avant de demander le mot de passe wi-fi ?

Non. Putain mais merde quoi !

À l’installation le layout clavier est-il bien détecté ?

Non. Il me colle un « Français obsolète » qui correspond pas au clavier AZERTY standard que j’utilise.

Au login, le layout clavier défini est-il respecté ?

NON. Le login se fait en qwerty ! Je suis TROP GENTIL, j’ai donc continué le test.

Le bureau possède-t-il une barre unifiée ?

Oui.

La barre unifiée peut-elle être positionnée en bas de l’écran ?

Oui.

La touche Super (Windows) ouvre-t-elle le menu principal du bureau ?

Oui.

Le raccourci Super-E ouvre-t-il le gestionnaire de fichiers ?

Non.

Le gestionnaire de fichiers possède-t-il une double vue arborescence + dossier en cours ?

NON. Il y a une vue splitée mais ça n’a rien à voir.

Y a-t-il un menu contextuel « Ouvrir un Terminal… »

NON. (pas sur le NAS). What ?

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à extraire une archive située sur mon NAS ?

NON. Pas disponible sur le NAS.

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à décompresser une archive qui contient des fichiers nommés en Japonais en UTF-8 et en S-JIS ?

NON. Pas disponible sur le NAS.

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à compresser des fichiers nommés en japonais (via menu contextuel) ?

NON. Erreur sur le NAS.

Lorsqu’une archive est créée à partir d’une sélection du gestionnaire de fichier, le gestionnaire d’archive propose-t-il un nom d’archive pertinent ?

Pas testé. Pas disponible sur le NAS.

Le gestionnaire d’archive, via un menu contextuel, propose-t-il de compresser en cbz ?

Non.

unar est-il disponible ?

Oui via apt.

unzip permet-il de spécifier l’encodage de l’archive ?

Non.

Y a-t-il un store d’applications ?

Oui.

Vivaldi est-il disponible ?

Oui via le .deb sur leur site.

Vivaldi est-il installé avec le support vidéo ffmpeg ?

Oui.

iBus est-il installé et activé ?

Non, ou pas activé. Mais installable.

Anthy est-il disponible ?
Oui.
Les drivers et softs non-free sont-ils disponibles ?

Oui.

Discord est-il disponible ?

Oui via le .deb sur leur site.

Teamviewer est-il disponible ?

Oui via le .deb sur leur site.

Wine arrive-t-il à faire tourner XMedia Recode ?

Oui.

L’OS est-il bien traduit en français ?

Oui.

Y a-t-il des glitches gênants.

Non.

KDE Non, c’est NEON.

Pardon : KDE Neon, c’est NON.

Linux Mint 18.3 Sylvia

À l’installation, le layout clavier est-il défini avant de demander le mot de passe wi-fi ?

Non. On commence à avoir l’habitude…

À l’installation le layout clavier est-il bien détecté ?

Non : l’obscur français obsolète, encore.

Au login, le layout clavier défini est-il respecté ?

Oui.

Le bureau possède-t-il une barre unifiée ?

Oui. C’est Cinnamon.

La barre unifiée peut-elle être positionnée en bas de l’écran ?

Oui.

La touche Super (Windows) ouvre-t-elle le menu principal du bureau ?

Oui.

Le raccourci Super-E ouvre-t-il le gestionnaire de fichiers ?

Oui.

Le gestionnaire de fichiers possède-t-il une double vue arborescence + dossier en cours ?

Oui.

Y a-t-il un menu contextuel « Ouvrir un Terminal… »

Oui.

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à extraire une archive située sur mon NAS ?

Oui (mais c’est un peu long, copie-t-il tout en local ? Imbitable en wifi)

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à décompresser une archive qui contient des fichiers nommés en Japonais en UTF-8 et en S-JIS ?

UTF-8 : Oui
S-JIS : Oui mais avec le mauvais charset (comme Windows)

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à compresser des fichiers nommés en japonais ?

NON. Sur le NAS j’ai une erreur comme quoi j’ai pas la permission de le faire (j’arrive à créer d’autres fichiers sans problème).

Lorsqu’une archive est créée à partir d’une sélection du gestionnaire de fichier, le gestionnaire d’archive propose-t-il un nom d’archive pertinent ?

Oui. Limite un peu trop, à la racine du partage il me propose « / » 😀

Le gestionnaire d’archive, via un menu contextuel, propose-t-il de compresser en cbz ?

Oui.

unar est-il disponible ?

Oui.

unzip permet-il de spécifier l’encodage de l’archive ?

Oui.

Y a-t-il un store d’applications ?

Oui.

Vivaldi est-il disponible ?

Oui via le .deb sur leur site.

Vivaldi est-il installé avec le support vidéo ffmpeg ?

Oui.

iBus est-il installé et activé ?

Oui, mais apparemment pas activé par défaut.

Anthy est-il disponible ?

Oui.

Les drivers et softs non-free sont-ils disponibles ?

Oui.

Discord est-il disponible ?

Oui via le .deb sur leur site.

Teamviewer est-il disponible ?

Oui via le .deb sur leur site.

Wine arrive-t-il à faire tourner XMedia Recode ?

Oui.

L’OS est-il bien traduit en français ?

Oui.

Y a-t-il des glitches gênants ?

OUI. Un flicker au refresh dans tous les navigateurs web, super gênant sur les réseaux sociaux qui rafraîchissent régulièrement.

 

Linux Mint 18.3. C’est très triste car on y était presque ! Mais malheureusement, c’est NON.

À noter : j’ai ensuite testé le gestionnaire d’archives avec des montages manuels et ça fonctionne. Malheureusement les glitches graphiques sont imbuvables. Donc c’est toujours non.

Fedora 27

À l’installation, le layout clavier est-il défini avant de demander le mot de passe wi-fi ?

Oui. Enfin. Merci.
Je dois aussi dire que la liste des langues utilise les scripts de chaque langue (et pas l’anglais). C’est vraiment le minimum en 2018 !

À l’installation le layout clavier est-il bien détecté ?

Oui.

Au login, le layout clavier défini est-il respecté ?

Oui.

Le bureau possède-t-il une barre unifiée ?

NON. C’est Gnome3.

La barre unifiée peut-elle être positionnée en bas de l’écran ?

NON.

La touche Super (Windows) ouvre-t-elle le menu principal du bureau ?

Oui.

Le raccourci Super-E ouvre-t-il le gestionnaire de fichiers ?

Non.

Le gestionnaire de fichiers possède-t-il une double vue arborescence + dossier en cours ?

NON.

Y a-t-il un menu contextuel « Ouvrir un Terminal… »

Oui. Même bug qu’avec Ubuntu.

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à extraire une archive située sur mon NAS ?

NON.

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à décompresser une archive qui contient des fichiers nommés en Japonais en UTF-8 et en S-JIS ?

UTF-8 : Oui.
S-JIS : Oui mais mauvais encodage (comme sur Windows)

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à compresser des fichiers nommés en japonais ?

NON. Échec sur le NAS.

Lorsqu’une archive est créée à partir d’une sélection du gestionnaire de fichier, le gestionnaire d’archive propose-t-il un nom d’archive pertinent ?

NON.

Le gestionnaire d’archive, via un menu contextuel, propose-t-il de compresser en cbz ?

Non.

unar est-il disponible ?

NON. N’ayant pas l’habitude de Fedora, j’ai pas pu pousser avec yum & cie.

unzip permet-il de spécifier l’encodage de l’archive ?

Oui.

Y a-t-il un store d’applications ?

Oui.

Vivaldi est-il disponible ?

Oui via le rpm sur leur site.

Vivaldi est-il installé avec le support vidéo ffmpeg ?

Non.

iBus est-il installé et activé ?

Oui.

Anthy est-il disponible ?

Oui.

Les drivers et softs non-free sont-ils disponibles ?

NON.

Discord est-il disponible ?

NON.

Teamviewer est-il disponible ?

Oui via le rpm sur leur site.

Wine arrive-t-il à faire tourner XMedia Recode ?

Pas testé (oubli de ma part).

L’OS est-il bien traduit en français ?

Oui.

Y a-t-il des glitches gênants ?

Non.

 

Fedora 27, c’est NON.

 

Solus Budgie (4/3/2018)

À l’installation, le layout clavier est-il défini avant de demander le mot de passe wi-fi ?

Oui. *pleure de joie*

À l’installation le layout clavier est-il bien détecté ?

Oui.

Au login, le layout clavier défini est-il respecté ?

Oui.

Le bureau possède-t-il une barre unifiée ?

Oui.

La barre unifiée peut-elle être positionnée en bas de l’écran ?

Oui.

La touche Super (Windows) ouvre-t-elle le menu principal du bureau ?

Oui.

Le raccourci Super-E ouvre-t-il le gestionnaire de fichiers ?

Non.

Le gestionnaire de fichiers possède-t-il une double vue arborescence + dossier en cours ?

NON. C’est malheureusement Nautilus.

Y a-t-il un menu contextuel « Ouvrir un Terminal… »

Oui.

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à extraire une archive située sur mon NAS ?

Oui.

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à décompresser une archive qui contient des fichiers nommés en Japonais en UTF-8 et en S-JIS ?

UTF-8 : Oui
S-JIS : NON (erreur)

Le gestionnaire d’archives arrive-t-il à compresser des fichiers nommés en japonais ?

Oui.

Lorsqu’une archive est créée à partir d’une sélection du gestionnaire de fichier, le gestionnaire d’archive propose-t-il un nom d’archive pertinent ?

NON.

Le gestionnaire d’archive, via un menu contextuel, propose-t-il de compresser en cbz ?

Non.

unar est-il disponible ?

NON.

unzip permet-il de spécifier l’encodage de l’archive ?

Non.

Y a-t-il un store d’applications ?

Oui.

Vivaldi est-il disponible ?

Oui, sur le store.

Vivaldi est-il installé avec le support vidéo ffmpeg ?

Non.

iBus est-il installé et activé ?

Oui.

Anthy est-il disponible ?

Oui.

Les drivers et softs non-free sont-ils disponibles ?

Oui.

Discord est-il disponible ?

Oui, sur le store.

Teamviewer est-il disponible ?

NON. Il y a un tgz sur leur site mais il ne s’installe pas correctement.
Des docs le donnent disponible mais il a été retiré des dépôts depuis.

Wine arrive-t-il à faire tourner XMedia Recode ?

Oui, mais avec des bugs d’affichage au niveau des polices Windows (Wine 3.1).

L’OS est-il bien traduit en français ?

Non, il y a des bribes d’anglais qui restent.

Y a-t-il des glitches gênants ?

Non.

 

Solus Budgie, c’est NON.

 

Solus MATE 3/3/2018

À l’installation, le layout clavier est-il défini avant de demander le mot de passe wi-fi ?

Oui.

À l’installation le layout clavier est-il bien détecté ?

Oui.

Au login, le layout clavier défini est-il respecté ?

NON.

 

Je me suis arrêté là.
Solus MATE, c’est NON.

 

Debian Stretch 9.3

Y a-t-il des glitches gênants ?

OUI. Ça flicke de partout (chipset Intel avec les dépôts nonfree)

Debian, c’est NON.

Conclusion

Et la distribution gagnante est… aucune !
Je vais rester sur Windows 10.

Lors de cette semaine j’ai été à la fois agréablement surpris et extrêmement déçu.

Love me

Agréablement surpris, car le boulot abattu par les développeurs ces 10 dernières années est clairement énorme. Ça paraît bête maintenant, mais le support du japonais en ce qui concerne l’UI est complètement fonctionnel et souvent installé par défaut.

Surpris aussi du boulot effectué sur les interfaces graphiques, notamment Gnome avec Wayland, qui en fout plein la vue. Clairement, pour quelqu’un qui passe 99% de son temps sur un navigateur sans avoir mes besoins, il FAUT se poser la question de passer sous Linux. Voire même ne pas se poser la question du tout et télécharger immédiatement l’installeur d’Ubuntu.

J’en ai pas parlé non plus, mais beaucoup de distribs proposent des connexions Gmail/Facebook/NextCloud (framagenda…) et du coup on a accès à tous ces services dans les outils de l’OS.

J’ai aussi été content de voir que les dépôts sont maintenant présentés sous une belle forme immédiatement compréhensibles, la palme revenant je pense à Gnome3.

Hate me

Et puis, j’ai été aussi horriblement déçu là on je ne l’attendais pas.

La topbar de Gnome3, soyons clair, je trouve que c’est une idée de merde. Je sais pas qui l’a pondue et qui peut décemment la soutenir.

Apparemment ça venait déjà de Gnome 2, mais sérieusement ? Une barre qui fait tout l’écran, inamovible, juste pour quatre boutons dont trois ne sont jamais utilisés ? Revoyez vos priorités.

Déçu aussi, même si je suis évidemment passé outre, sur les installeurs qui font le taf dans le mauvais ordre (wifi PUIS layout du clavier). Même s’ils sont globalement bien. La palme à Fedora qui commence l’installation en background alors qu’on est encore en train de remplir les infos de comptes, et qui affiche le nom des langues dans chaque langue.

Déçu de voir que deux distribs (KDE Neon et Solus MATE) n’arrivent pas à configurer correctement le clavier au login. La base.
Éliminés avant même d’avoir pu ouvrir la bouche. On est plus en 1998 les amis.

Et puis évidemment, je suis déçu à un point incroyable des gestionnaires de fichiers et d’archives.

Les gestionnaires de fichiers, c’est simple, il n’y en a qu’un qui tire son épingle du jeu, c’est Nemo, celui de Cinnamon. J’ai même tenté Polo mais avec un mot sur deux mal orthographié en français, j’ai pas insisté.
Le reste ça en met plein la vue mais fonctionnellement, c’est tellement galère qu’ils pourraient le rajouter en épreuve de Koh-Lanta. Et pourtant y’a de la marge face à Windows.

Nautilus, le conseil a décidé de vous éliminer, et sa sentence est irrévocable.

 

Et puis les gestionnaires d’archives…

Je n’ai pas de mots assez durs pour dire à quel point ils sont nuls.

La palme revenant à File-Roller, qui a l’air d’être le seul disponible dans tout le monde Linux puisqu’il est installé partout, mais qui est franchement incomplet.
Ok vous voulez récupérer les utilisateurs de Windows mais… vous savez qu’on utilise WinRAR et pas le gestionnaire intégré qui est à chier ? (et encore il marche mieux que les vôtres)

Et ensuite, tous, je dis bien TOUS, ne fonctionnent pas correctement sur des partages smb via les menus contextuels.

La plupart sont d’ailleurs très lents quand ils marchent, car ils copient les fichiers en LOCAL pour les compresser, pour ensuite planter car c’est du japonais ! Quelle blague !

C’est d’autant plus risible que unar et lsar, qui sont à la base des softs OS X, fonctionnent parfaitement sur un partage réseau. Mais personne n’a été foutu d’un faire un frontend sous Linux, et de toute façon la majorité des bureaux sont tout simplement trop galères à configurer pour rajouter un élément dans un menu contextuel. Je vous jure que j’ai essayé, mais avec un troll de 3 ans dans les pattes, au bout de 10mn j’ai systématiquement jeté l’éponge. Je n’ai pas le temps de reconfigurer vos choix de merde (surtout quand il y a 3 pages de tuto à se taper pour ça), pour au final avoir un truc qui se lance en ligne de commande sans progression en UI… non merci.

À la base tout ceci vient apparemment du fait que les montage cifs (Windows) se font via samba dans des dossiers temporaires ou un système de fichier virtuel (gvfs). J’imagine que nfs marcherait mieux, ou que je pourrais faire des montages manuels mais encore une fois je veux pas changer toute ma config à la maison pour m’adapter à Linux : c’est Linux qui doit s’adapter.

On est en 2018. DEUX MILLE DIX HUIT. Tous les autres OS arrivent parfaitement à compresser ou décompresser directement sur des partages smb. Linux arrive à monter dynamiquement n’importe clé USB et tout fonctionne, mais pas un partage réseau ? En plus sous Windows quand on installe un nouveau gestionnaire d’archive, il va directement se coller dans le menu contextuel du gestionnaire de fichiers sans qu’on ait à aller configurer des trucs à la main. Démerdez-vous pour avoir le même niveau de fonctionnalité.

Un mot tout de même sur Solus, en qui j’avais bon espoir, mais l’obligation de passer par leur dépôts (c’est une distrib indépendante) et le manque de certains softs me fait craindre un blocage inattendu le jour où ils feront le choix de ne plus distribuer certains softs. On le voit ici avec Teamviewer qu’ils ne distribuent plus depuis la version 11. En plus j’ai eu quand même certaines instabilités gênantes, et on a le choix qu’entre Nautilus et Thunar et aucun des deux n’offre un niveau satisfaisant de fonctionnalités de base.

Et un dernier mot sur Linux Mint, qui était à un doigt de remporter la palme malgré son UI assez spartiate (c’est XP en plus joli, back to the future). Malheureusement en compression le gestionnaire d’archive se casse les dents sur le NAS, et ça flicke de partout.

Bref, c’est avec regret que je me vois l’obligation de rester sous Windows. À dans… 10 ans ?

Putain, 13 ans.

Je sais pas c’est quoi le blog WordPress le plus vieux, par contre ce que je sais c’est que « je sais pas c’est quoi » est une formulation incorrecte.

Du coup je sais plus c’est quoi que je voulais dire.

Ah si : j’ai passé un coup de peinture ici. Et du blanc, comme ça on a l’impression d’emménager dans du neuf. J’ai dû passer la base en UTF-8 parce que va savoir pourquoi, le latin-1, WordPress au bout de 13 ans, il aimait plus trop ça. Passion conversion de LONGTEXT en LONGBLOB en LONGTEXT me voilà !

De toute façon j’arrivais pas à dormir.

Voilà, c’est tout.

Blob
– Chef, on a tenté la conversion en blob, et votre texte c’est devenu de la merde…
– Pas de problème, c’était déjà de la merde avant, vous avez fait du bon boulot.
Photo Michael Schmid/SPES

TurboRip 1.40

Il y a quelques semaines j’ai découvert TurboRip, un excellent soft dont le but premier est de faire une image disque de jeux PC Engine CD.

En effet la PC Engine a été la première console a proposer des jeux CD, et ce avant même que le standard CD-ROM soit finalisé. Les jeux CD sur cette console sont donc en quelque sorte des CD audio bidouillés sur lesquels la piste 2 contient en réalité le programme binaire du jeu.

Les problèmes commencent lorsqu’on essaye de dumper ces CD car en fonction du logiciel utilisé, on peut avoir : une image qui marche et correcte, une image qui marche mais incorrecte (décalages audio, données binaires manquantes), une image qui ne marche pas, ou simplement une erreur au dump. En cause notamment le fait que les secteurs binaire et audio sont de type différent et que la TOC (Table of Contents) ne reflète pas correctement la structure du disque selon le standard CD-ROM.

TurboRip permet de dumper une image de façon fiable en créant des fichiers séparés par piste (wav ou bin), en adaptant la méthode de dump à chaque type de secteur, et enfin vérifie que le dump est correct en comparant la TOC dumpée à une liste de TOC provenant d’une base de données en ligne.

Ensuite, si on a besoin d’un ISO ou un CUE/BIN, on peut facilement le recréer avec IsoBuster (ce dernier recrée d’ailleurs des secteurs vierges car il y a des « gap » entre les pistes).

Enfin cet excellent soft fonctionne aussi pour dumper des jeux PlayStation.

Problème, il était hosté sur le forum YS Utopia qui fonctionne grâce à des dons de ses utilisateurs, et Paypal a menacé de couper leur compte, considérant que ce logiciel était un outil de piratage (ce qu’il n’est pas). Ils ont donc dû retirer les liens de download.

Qu’à cela ne tienne, le voici : TurboRip 1.40

Enjoy.

Upgrade vers Windows 10 : retour d’expérience

L’offre de mise à jour gratuite vers Windows 10 expirant le 29 juillet 2016, il ne vous reste plus que quelques jours pour en profiter. Évidemment, vous pouvez vous en passer, voir changer complètement d’OS, mais là je parle aux gens qui ont l’intention de le faire, ou qui hésitent. Sachez tout de même que globalement, à l’utilisation, Windows 10 est beaucoup plus performant que Windows 7 et Windows 8. Curieusement aussi, les mises à jour d’OS chez Microsoft depuis Windows 8 fonctionnent à partir d’installations de Windows 7 tombées du camion, les transformant au passage en versions legit. Je n’ai pas d’explication à, certains disent que les cracks sont trop bien faits (euh…). Mon hypothèse est plutôt que Microsoft préfère avoir un maximum d’OS avec des licences officielles plutôt que d’avoir des armées de zombies dans la nature, mais ce n’est qu’une hypothèse. Donc si vous pouvez upgrader ET au final avoir un OS officiel, pourquoi pas ?

La manière la plus connue pour upgrader vers Windows 10 consiste à cliquer sur l’icône qui n’aura pas manqué d’apparaître en bas à droite de votre écran.

Pour ma part après m’être cassé les dents plusieurs fois avec cet installeur made in Windows Update, voici ma méthode éprouvée :

Vérifiez que votre Windows est à jour

Allez dans Windows Update et vérifiez que ce dernier ne propose plus de mise à jour critique (ce qui veut dire qu’elles sont toutes installées). Faites une vérification d’update au cas où.

Sur certaines machines, j’ai remarqué que Windows Update était complètement planté et n’installait plus rien. Pire, il bouffait énormémént de CPU ! Si c’est votre cas, l’installation de Windows 10 échouera ou ne se lancera jamais.

Vous pouvez vérifier si vous êtes dans ce cas en ouvrant le gestionnaire de tâches (Ctrl-Alt-Suppr). Si vous avez un processus svchost.exe qui a une utilisation anormalement haute en CPU, vous êtes en plein dedans (typiquement l’équivalent d’un cœur de votre CPU, donc par exemple 25% si vous avez un quad-core).

Dans ce cas, vous allez d’abord devoir arrêter le service wuauserv qui fout la zone. Ça se fait dans la gestion des services (bouton droit sur le poste de travail > Gérer puis Services). Ouvrez les propriétés de Windows Update (wuauserv), arrêtez le service, puis configurez son type de démarrage sur « désactivé ». Vous devriez constater que l’utilisation CPU s’est calmée.
Alternativement, vous pouvez ouvrir une ligne de commande administrateur et taper
net stop wuauserv
sc config "Windows Update" start=disabled

Votre Windows Update est maintenant désactivé. Pour obtenir toutes les mises à jour, je vous conseille d’utiliser WSUS Offline Update. Attention ce dernier à tendance à relancer le service wuauserv lorsque vous lancez le batch d’updates, il faut donc le restopper à la volée sinon les installations de fichiers .msu vont se bloquer.

Vérifiez votre configuration réseau et RAID

Si vous utilisez des VLAN avec des cartes Realtek, votre configuration va sauter une fois Windows 10 installé. Il vous faudra télécharger la dernière version du Realtek Diagnostic Utility compatible pour Windows 10 et reconfigurer vos VLAN.

Si vous utilisez des cartes réseau Intel avec des features telles que le Teaming ou les VLAN, sachez que les les drivers Intel pour Windows 10 ne sont actuellement pas compatible Teaming et VLAN. À l’installation, votre configuration sautera et vous ne pourrez pas la recréer. Ceci vient d’une incompatibilité entre la pile de Windows 10 et les drivers Intel. Ces derniers rejettent la faute sur Microsoft et ont retiré ces features de façon proactive. Si vous utilisez des drivers plus anciens pour activer le VLAN ou le Teaming, vous aurez des fortes dégradation de votre réseau, voir des blocages complets (j’ai testé, et c’est vrai). Donc faites une croix dessus pour l’instant.

Si vous utilisez le RAID Intel (souvent présent sur les CM actuelles) en RAID 0, 1, 5 etc… et que votre carte mère a plus de 3~4 ans, vérifiez la version installée de vos drivers et à défaut la version de votre chipset (dans le gestionnaire de périphérique). Par défaut Windows 10 ou Intel vous proposera la version 14.8 de Intel Rapid Storage mais cette version ne gère pas les chipsets les plus anciens, ce qui vous laissera sans accès à vos disques.
Les versions plus anciennes sont toujours compatibles avec Windows 10 mais pour ne rien arranger, les installeurs fournis par Intel vont vous interdire l’installation à cause d’une mauvaise détection de l’OS.
Vous pouvez trouver ici la liste de tous les drivers Intel RST avec des installeurs compatibles.
=> Par exemple, pour un chipset ICH10R, il vous faudra installer une version 12.

Si vous avez magouillé dans vos dossiers utilisateurs/système…

Ce paragraphe ne s’applique PAS si vous avez déplacé vos données à l’aide des fonctions de Windows (« Emplacement » des dossiers bureau, documents…) ou si vous avez simplement installé des programmes ailleurs que sur le disque système.

Il y a quelques années, avec l’avènement des SSD à la capacité un peu courte, une méthode consistait à installer Windows sur le SSD, déplacer les dossiers utilisateurs en masse sur un second disque, puis créer une jonction (lien symbolique) entre C:\Users et le dossier déplacé sur le second disque.
Or, Microsoft a ensuite annoncé qu’il ne fallait pas le faire (oooh) car l’installeur de Windows ne gère pas les déplacements de données entre différentes partitions. Si vous avez appliqué cette astuce sous Windows 7, l’installation de Windows 10 va échouer et vous reviendrez à votre OS actuel.

Pour remettre les données au bon endroit, je ne vais pas vous prendre par la main de A à Z (après tout vous avez bien réussi à le faire la première fois !) mais en gros, voici la marche à suivre :
– Vérifier que vous avez assez de place sur la partition de boot pour redéplacer votre dossier Users dessus. Si ce n’est pas le cas, déplacez les fichiers du Bureau, Documents, etc, ailleurs sur le disque.
– Créez un nouvel utilisateur temporaire avec les droits d’administration
– Redémarrez en mode sans échec, ligne de commande uniquement
– Vérifiez que le dossier sur le disque système est bien une jonction en faisant un dir (le mot JUNCTION apparaît sur la ligne du dossier)
– Supprimez la jonction sur le disque système (par exemple si c’est C:\Users, faites rmdir C:\Users)
– Copiez le dossier de l’autre disque vers le disque système avec robocopy, par exemple :
ROBOCOPY /mir /copyall /xj /r:0 /w:0 D:\Users C:\Users
– Redémarrez (Ctrl-Alt-Suppr) et supprimez l’utilisateur temporaire.

Ceci est valable aussi si vous avez fait des jonctions dans d’autres dossiers système type Program Files ou ProgramData.

Ensuite si vous avez toujours un petit SSD, deux solutions :
1) Acheter un SSD plus gros
2) Déplacer les dossiers bureau, documents etc. des utilisateurs tout simplement en ouvrant les propriétés de ces dossiers et en changeant leur emplacement dans l’onglet du même nom.

(optionnel) Vérifiez que votre BIOS est à jour

Si vous avez un doute et que votre carte mère est ancienne, vous pouvez toujours essayer de faire une mise à jour du BIOS. Perso j’ai fait des upgrades sur des BIOS vieux de 7 ans sans problème.

(recommandé) Vérifiez les cartes réseaux actives

Si vous avez désactivé des cartes réseaux intégrées pour une raison quelconque, sachez que Windows 10 va lier sa nouvelle licence à la carte réseau active par défaut. Donc je vous conseille d’activer votre carte réseau interne et de la laisser activée sous Windows 10 sous peine d’avoir des problèmes d’activation.

Supprimez les anti-virus et anti-malwares

Il est absolument primordial de supprimer au moins temporairement tous les anti-virus et anti-malwares que vous avez installé sur votre système avant de faire la mise à jour. Ces logiciels s’installent parfois profondément dans le système et peuvent faire échouer la mise à jour, de plus ils ne sont pas forcément compatibles avec Windows 10. Si vous désirez les conserver, vérifier leur compatibilité avec Windows 10 et réinstallez-les une fois l’upgrade terminée.

Installez Windows 10

La méthode la plus efficace consiste à télécharger le Windows 10 Media Creation Tool (second lien en bas de page).

Cet outil permet de créer une clé USB pour installer ou réinstaller Windows 10. Microsoft l’a un peu caché car si vous lancez une upgrade sur un Windows 10 déjà installé, il paraît que ça peut bousiller votre installation. Bon.

Il vous faut une bonne quinzaine de Go sur votre disque système pour lancer l’upgrade. Si ce n’est pas le cas, virez des trucs ou lancez l’outil nettoyage de disque sur votre disque système (une fois le premier scan terminé, cliquez sur « Nettoyer les fichiers système »). Ça permet notamment de nettoyer proprement un dossier système nommé WinSxS qui prend beaucoup de place.

Lancez le Media Creation Tool, et laissez vous guider. Au moment où il demande ce que vous voulez faire, répondez « upgrader ce PC ». Vous n’aurez pas besoin de clé USB dans ce cas.
Si votre PC est pourri de logiciels merdiques jusqu’à la moelle et que vous préférez tout réinstaller, choisissez de ne pas garder vos programmes mais uniquement vos fichiers personnels lorsque l’installeur vous le demande.

Dans tous les cas, Windows garde une copie de tout ce que vous ne voulez pas conserver dans un dossier Windows.old (dans le cas où vous voudriez revenir à votre ancien OS). C’est une procédure qui existe depuis Windows 7.

Au bout d’un certain temps qui va dépendre de votre connexion internet et de la vitesse de votre disque, vous serez passé sous Windows 10. À titre d’exemple avec la fibre et un SSD normal ça me prenait moins d’une heure.

Si l’installation a foiré

Si l’installeur a rencontré une erreur fatale, vous allez revenir sur votre OS précédent sans avoir rien perdu. Donc pas de panique.

Si vous avez un BSOD en boucle, vous êtes dans la merde. Ça ne m’est arrivé qu’au tout début il y a environ un an car l’installeur gérait mal certaines configurations. Je n’ai plus jamais rencontré ce problème depuis.
La seule méthode viable dans ce cas est de réinstaller l’ancien OS, refaire toutes les mises à jour avec WSUS Offline Update (comptez quelques heures) et retenter immédiatement la mise à jour au propre.

Windows 10 marche !

Le configurateur va maintenant vous demander si vous voulez tout configurer automatiquement ou manuellement.
Choisissez manuellement (configuration avancée) et désactivez TOUT. Vraiment TOUT. Décochez aussi les logiciels par défaut (sauf Photos à la limite) pour récupérer vos configs par défaut d’avant l’upgrade.

Si vous êtes certains de ne pas vouloir revenir à votre ancien OS, vous pouvez supprimer l’ancienne installation en utilisant l’outil nettoyage de disque (une fois le premier scan terminé, cliquez sur « Nettoyer les fichiers système »).

Ensuite je vous renvoie vers Google si vous voulez désactiver les fonctions plus galère de Windows 10 (Cortana etc). Si vous êtes sur un domaine Windows sachez que votre administrateur peut désactiver toutes les merdes de Windows 10 par des GPO bien senties. Si c’est vous l’admin, faites-le AVANT d’installer les Windows 10 sur les postes, comme ça vous n’aurez rien à faire et tout se désactivera en appliquant les GPO une fois l’upgrade terminée :3

ATTENTION pour les gens qui magouillent les dossiers utilisateurs (je vous ai dit que c’était pas bien !). Quand vous vous loggez pour la première fois sur un compte migré de Windows 7, l’OS met un peu de temps à migrer des données et installer de nouveaux droits. C’est pendant ce temps-là qu’on a les fameux messages « Tous vos fichiers sont là où vous les avez laissés » :). Cette migration est obligatoire notamment car il y a de nouveaux droits qui concernent les app ModernUI depuis Windows 8 et beaucoup de choses sont concernées (dont Cortana, le menu démarrer…). Si jamais vous vous amusez à migrer un compte et remplacer ensuite à la main les bases de registres users migrées par une version plus ancienne non migrée, vous allez avoir des dysfonctionnements en pagaille avec un explorer quasiment inutilisable.

Et si je veux réinstaller Windows 10 ensuite ?

Votre Windows 10 n’a pas de numéro de série car l’installeur a lié votre installation à certaines caractéristiques de votre machine. Ce qui veut dire que votre machine est connue de Microsoft et que vous pouvez réinstaller à volonté sans avoir à entrer de numéro de série (mais il faudra une connexion internet pour activer Windows 10 ensuite).

Et pourquoi je réinstallerais Windows 10 ?

Pour améliorer les temps de démarrage si vous avez un BIOS UEFI ! En effet depuis quelques années les PC ont tous des BIOS utilisant ce nouveau standard. En gros le BIOS fait toute la procédure de check hardware et Windows ne refait pas les tests de son côté, ce qui en gros donne quand vous allumez votre machine :
Bip (1s)
Noir (2s)
Bureau Windows (1s)

J’exagère à peine, j’ai certaines configs où l’écran n’a même pas le temps de s’allumer que Windows est déjà sur le bureau !
C’est tellement rapide que parfois quand j’ai eu des blocages de l’OS à cause de logiciels mal foutus, j’ai gagné du temps en faisant un reset plutôt qu’attendre que le gestionnaire de tâche s’affiche…

Le problème avec l’UEFI, c’est que Windows le gère, mais uniquement si votre disque est partitionné en GPT. Or si vous venez de Windows 7, je vous le donne en mille, votre disque ne va pas être partitionné en GPT, mais en MBR !

Et devinez quoi, il n’y a aucune manière de convertir votre disque système MBR en GPT à partir de Windows, et de toute façon c’est déconseillé de le faire car apparemment ça change la façon dont l’OS se charge.

Si vous venez de Windows 7 et que vous voulez passer en boot UEFI, la seule manière testée et approuvée est donc la suivante :
– Upgrader vers Windows 10 pour valider votre machine auprès de Microsoft (vérifiez que Windows 10 est activé)
– Backuper ce que vous voulez garder du disque système sur un autre disque
– Créer un média d’installation Windows 10 sur une clé USB
– Redémarrez et vérifiez que le boot UEFI est activé dans votre BIOS (par défaut s’il est récent)
– Booter sur la clé USB en UEFI
– Quand Windows demande où s’installer, allez dans les options avancées de partitionnement et supprimez TOUTES les partitions du disque système et sélectionnez le disque vide pour l’installation.
– Windows s’installe en boot UEFI sur votre disque système.

Démarrage sans échec (mode de récupération)

Avant-dernier point, la méthode pour effectuer un démarrage sans échec n’est plus du tout la même sous Windows 10. Bourriner sur F8 ne fait plus rien, et de toute façon si vous êtes en UEFI vous n’aurez même pas le temps !

Il existe deux façon de passer en mode de récupération sous Windows 10 :

1) Votre PC a planté (BSOD ou autre) une ou plusieurs fois. Windows 10 va redémarrer en mode de récupération. Le mode sans échec se trouve au bout de 2~3 sous menus (de mémoire c’est un truc genre « avancé » puis « options de redémarrage »)

2) Pour forcer un redémarrage en récupération, allez dans le menu démarrer > Paramètres > Mise à jour et sécurité > Récupération > Redémarrer maintenant. Si vous êtes en UEFI vous allez même passer dans le menu de récupération sans redémarrer (w00t).

Le vrai menu démarrer

Dernier point pour ceux qui ne sauraient pas, les vraies options utiles du menu démarrer s’obtiennent en faisant un clic droit sur l’icône Windows. Et là vous aurez un menu qui vous parlera beaucoup plus 🙂

Bbox Sensation Monitoring

edit 10/04/2013 : Le problème a été apparemment résolu sur les Bbox Sensation ADSL il y a quelques semaines à la suite d’une mise à jour. Depuis l’utilisation du NAT-PMP ne génère plus de plantage de la box ou du Wifi. Le script de monitoring n’est donc plus vraiment utile (mais vous pouvez l’utiliser quand même si ça vous dit).

edit 25/02/2013 : Grâce à l’aide des CM de @bouyguestelecom, on a pu avancer sur le sujet. Ma ligne n’était effectivement pas en cause (test technique à l’appui). Le problème vient apparemment d’une incompatibilité de la Bbox Sensation avec le protocole NAT-PMP utilisé par des clients Torrent (Bittorrent, µTorrent…) mais aussi et surtout par tous les OS et périphériques d’Apple. Ce protocole permet une autodétection et une autoconfiguration réseau en dialoguant entre autres avec la passerelle (donc la box). Lorsqu’il est activé de façon continue, je voyais l’IP locale de la box apparaître dans la liste des peers des softs de P2P (!!) et la Bbox Sensation plantait systématiquement au bout de 1h30~2h. Un correctif serait en cours de développement, maintenant si vous le pouvez, je vous conseille de désactiver le NAT-PMP dans les logiciels qui l’utilisent. Évidemment, Apple ne permet pas de le désactiver (il est utilisé par le service « Bonjour »).

Ceux qui suivent mon Twitter savent que depuis trois semaines j’ai migré de l’offre Freebox Revolution vers l’offre Bbox Sensation de Bouygues. À l’origine, les problèmes de lenteur réseau chez Free, notamment pour tout ce qui concerne les services vidéo type Youtube ou Twitch.

Et depuis trois semaines, on essuie un tas de problèmes avec le modem Bbox Sensation (ADSL). Après un appel au SAV (à éviter : ils m’ont conseillé de reconfigurer mon Wifi en branchant mon iPad à l’aide d’un câble Ethernet) et plusieurs rappels de « Woobies » (Woobees ?) grâce aux Community Managers de @bouyguestelecom, le problème n’est malgré tout toujours pas résolu.

La ligne n’est certainement pas en cause car cela marchait très bien chez Free, mais apparemment cela viendrait du modem Bbox Sensation qui est très instable dans certaines configuration. Et notamment, lorsque la ligne est… utilisée (c’est à dire quand vous faites autre chose que du web).

Évidemment, quand ça marche uniquement quand on l’utilise pas, ce n’est pas spécialement agréable.

Au départ je détectais les plantages de « ligne » en lançant un ping toutes les 15s vers Google. Mais assez rapidement je me suis rendu compte que ce n’est pas la LIGNE qui plante mais la BBOX SENSATION. En effet, un simple ping vers bbox.lan (le nom de la box) montre qu’au bout de 90-100mn, la box se met à ne plus répondre au ping, et très rapidement l’interface web devient très lente puis inaccessible. Enfin, le Wifi plante et la box se bloque avec un voyant (Tel1 dans mon cas) qui passe au rouge.

La seule solution dans ce cas est un redémarrage électrique de la box. Si elle persiste trop longtemps dans cet état, la box TV se bloque également.

Des retours que j’ai à droite et à gauche, je suis loin d’être un cas isolé, car quelques amis et followers sur Twitter m’ont fait part de comportements similaires (= obligation de redémarrer la box plusieurs fois par jour).

Mais il se trouve que Nolife venait d’acheter un Raspberry Pi pour faire quelques tests d’utilisation et bidouiller quelques petites choses pour faire du monitoring – le Raspberry Pi est un tout petit ordinateur qui tient dans la main, coûte environ 30€ et fonctionne sous des systèmes comme Linux.

Et il est tout à fait possible de redémarrer la Bbox Sensation via l’interface web en cliquant sur un bouton.

Et ce n’est pas protégé.

Et je détecte le plantage imminent via un ping qui ne répond pas.

Ping.

Bouton.

Http.

Linux.

Monitoring.

SCRIPT !

Bbox Sensation Monitoring Script

Donc voilà, c’est cadeau de la maison, un script bash qui teste l’état de votre modem Bbox Sensation et qui la redémarre automatiquement dès qu’un début de plantage est détecté.

Le script a été développé et testé sous Linux Debian (raspbian pour être précis). Vous pouvez le lancer comme ça ou passer l’IP de la Bbox Sensation en paramètre (si vous utilisez un autre DNS). Je ne l’ai testé qu’avec mon modèle (Sagemcom F@st3965b).

Je ne suis pas un Bash Master, donc le script est largement perfectible et je pense qu’il y a matière à amélioration.

La seule variable vraiment modifiable est $ping_count qui est actuellement à 1. C’est le nombre de pings effectués toutes les 15 secondes, et le reboot est effectué si aucun ping n’a eu de réponse. Cependant mes tests ont montré que mettre une valeur plus grande que 1 ne sert pas à grand chose, si ce n’est attendre un peu plus quand la Bbox devient instable, et que parfois du coup le script n’arrive plus à redémarrer la box car c’est déjà trop tard.

Vous devez lancer ce script à un moment où la Bbox n’est pas déjà dans un état instable (sinon il y a des chances que l’interface web et le DNS ne répondent déjà plus).

Bien sûr il est tout à fait possible de le lancer à partir d’un Linux tournant dans une VM (ex. VMWare) à partir du moment où vous avez accès à l’interface web de la Bbox de votre VM.

Les seuls paquets dont vous avez besoin sont curl et dnsutils, à installer par exemple en faisant :
apt-get install curl
apt-get install dnsutils

Pour lancer le script et mettre la sortie dans un log, c’est évidemment :
./sensation_monitor.sh > log
et pour voir ce qu’il se passe ET avoir un log :
./sensation_monitor.sh | tee log

J’autorise évidemment Bouygues à réutiliser ce script vu qu’apparemment ils ont du mal à corriger les bugs de leur propre box. Au moins leurs abonnés n’auront plus à se lever 15 fois par jour pour redémarrer leur modem.

Sinon pour info le serveur web utilisé dans la Bbox Sensation est apparemment thttpd (un serveur http datant de 1998 (!)).

Chez moi, le modem Bbox Sensation plante (et donc redémarre) environ toutes les 90mn. Et chez vous ?

edit : Si vous êtes connecté à distance sur la machine Linux qui fait tourner le script, ce dernier risque de ne pas avoir d’effet car lorsque vous vous déconnectez de la machine ou lorsque la Bbox plante vous êtes déconnectés et le script s’arrête de fonctionner. Pour éviter cela il faut d’abord lancer le script en tâche de fond :
./sensation_monitor.sh > log &
Normalement le numéro du processus s’affiche alors (par exemple : « [1] 16432 » -> le numéro qui nous intéresse est 16432).
il faut ensuite taper
disown -h 16432
(remplacez évidemment 16432 par le numéro que vous venez de relever).
Vous pouvez voir l’activité du script en tapant
tail -f log