Moi aussi

Je suis tombé sur une news assez intéressante qui montre à quel point les grands businessmen peuvent être de parfaits crétins. Il s’agit d’une news concernant Creative, société connue pour avoir créé la Soundblaster qui est devenu un des deux grands standards de carte son sur PC.
Cette fois-ci ce n’est pas à propos de la Soundblaster mais de l’autre grande ligne de produits de Creative, leurs lecteurs MP3. Selon cet article, lors du dernier CES (salon d’électronique grand public), Creative a été très présent avec ses lecteurs MP3 et notamment les modèles Zen Micro et Zen Touch. Ce sont des lecteurs basés sur un disque dur de 5Go ou 20Go et plus (selon le modèle), qui peuvent stocker photos ou fichiers audio aux formats mp3/wmv/wav/ogg et avec une interface sensitive.
Je n’ai aucun mérite pour avoir dégotté ça puisque tout provient de cette page de Slashdot que je vais résumer pour vous.
Bien sûr, vous avez tous compris que ces lecteurs sont des repompes du concept de l’iPod (ici et ici). Mais le but de Creative est de « tuer » l’iPod et de lui voler ses parts de marché, rien que ça. Cette déclaration vient directement du PDG de Creative, Sim Whong Hoo. Vous pouvez lire tout son espoir concentré dans cet article datant de novembre 2004.

Alors, quel intérêt me direz vous ?

Et bien, un Contributeur de Slashdot nommé onpaws fait remarquer que Creative n’a en aucun cas intérêt à « tuer » l’iPod. Tout simplement parce que tous les lecteur mp3 récents de cette société ont été de simples repompes de chaque nouveau concept d’Apple… Extraits de la lettre ouverte de onpaws à Sim Whong Hoo :
« (…) l’iPod gagne car il est différenciable de vous (…). Comment gagnez-vous ? Quel est votre cri de guerre ? (…) Quand la première génération d’iPod est sortie, vous vendiez toujours le MP3 jukebox (480$) qui ne pouvait pas faire d’avance ou de retour rapide (si si !), qui ressemblait à un vaisseau spatial et qui prenait 20 secondes pour transférer un morceau (USB 1.0). Rapidement, votre équipe s’est dépêchée d’en créer une meilleure version après le gros succès de l’iPod. Le succès de l’interface sensitive a également été « empruntée » par votre ligne de produits Zen-Touch. Et finalement, après l’annonce du iPod mini, vous avez bizarrement annoncé la nouvelle ligne de Zen Micro en 10 couleurs. »

Cette stratégie marketing est très connue et s’appelle le « moi aussi » (me too) que Microsoft applique beaucoup. Exemples récents parmi tant d’autres : Google a un super moteur de recherche ? Microsoft : « moi aussi ! ». Google propose beaucoup d’espace de stockage d’e-mails ? Microsoft : « moi aussi ! »… etc. Ça marche, puisque Creative a vendu 2 millions de lecteurs l’année dernière.

Mais passons sur les considérations marketing. Passons sur les bugs de ces lecteurs qui ont l’air extrêmement peu fiables (un autre contributeur de Slashdot possesseur d’un Zen signale que le logiciel fourni avec ne fonctionne pas et qu’il faut en acheter un autre à 30$). Passons sur plein de choses. Le plus important n’a été relevé par personne.

Creative veut piquer des parts de marché à Apple. Bien. Je n’ai pas d’iPod, mais j’ai déjà iTunes. Comme un possesseur d’iPod, j’ai importé tous mes CD audio sur mon disque dur, afin de pouvoir les écouter sans me prendre la tête. Pour ce faire, iTunes les a compressé non pas en mp3, mais en AAC qui est un format de qualité supérieure (ou qui, à qualité égale, prend moins de place). C’est l’option par défaut. Je connais des gens qui ont encodé des centaines de CD audio de cette façon. Et bien sûr, tous les morceaux que les gens achètent sur iTunes Music Store sont dans un format AAC spécialement protégé contre la copie. Bien.
Ce sont donc les utilisateurs que Creative veut « piquer » à Apple. Malheureusement… aucun de leurs lecteurs ne lit le format AAC.

Sur Slashdot, quelqu’un a répondu :
« Notre cri de guerre ? Pas dans la gueule, pas dans la gueule !« 

France Five épisode 5 – SCOOP

Aujourd’hui je vais tout péter et dépasser les 10 hits sur mon site (j’espère atteindre les 20 hits au moins) car j’ai un super scoop sur l’ÉPISODE 5 DE FRANCE FIVE !
Ce week-end ont eu lieux les tout premiers tournages des scènes de cet épisode, sous haute surveillance et dans le plus grand secret. J’étais sur place, et pour cause : J’AI JOUÉ DANS FRANCE FIVE 5 ! Bien entendu j’ai donné ma parole de ne rien révéler, mais comme je n’ai pas de parole, voici quelques informations que vous ne trouverez nulle part ailleurs…
1) Les scènes tournées ce week-end se situent vers le début de l’épisode, car le scénario n’est pas encore définitif.
2) La production n’a pas lésiné sur les moyens puisqu’un nombre de figurants incroyable (dépassant les 4) était sur le plateau.
3) Je joue un NOUVEAU personnage ! Et oui mon rôle c’est pas de la merde !
4) Le début de mon texte était : « Mais où sommes-nous ? »

Voilà, si avec ça je fais pas péter les serveurs de mon hébergeur c’est que vous êtes vraiment des hypocrites.

[update] La production de France Five vient de me contacter pour me demander de retirer cet article de mon site. Malheureusement pour eux, je ne mange pas de ce pain-là et je ne supporte ni la censure ni les tentatives de pression. Le plus malheureux pour eux c’est qu’ils font ça parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas supprimer mon personnage de l’épisode sans retourner des parties entières de la scène ! Cependant, je retirerai peut-être cet article en contrepartie d’un Mac Mini.

J’ai pas Lu

Je n’aime pas commencer à lire un bon livre, tout simplement car je ne peux pas m’arrêter. Filez-moi un super bouquin, et vous pouvez être sûr que pendant les trois jours qui suivent je ne dormirai pas de la nuit pour le finir le plus vite possible. Pour mon plus grand malheur, il y a deux ans une amie m’a prêté L’apprentissage du guerrier de Lois Mc Master Bujold [infos ici et ]. Il s’agit du premier livre de la saga Vorkosigan, de la SF comme je l’aime avec des histoires de colonies perdues, de complots, de civilisations géniales (ah, Beta !) et de civilisations pourries ou néo-féodales (comme Barrayar, la planète du héros), avec un personnage central génial au physique plus qu’ingrat mais intelligent comme quatre Columbo. Le tout empaqueté dans des histoires de cœur fantastiques et un suspens quasi-permanent… sans compter que c’est super drôle – Ekaterin contient le chapitre qui m’a fait le plus rire de tous les livres que j’ai lu ! Et bien sûr, quasiment tous les bouquins se suivent chronologiquement sur 4 générations de personnages. Donc, quand j’eu fini Les frontières de l’infini, je suis parti acheter le suivant intitulé Un clone encombrant.

Erreur ! Voire même, erreur 404.

Une fois arrivé à la FNAC des Halles (qui est la plus grande librairie de France, il me semble), je ne le trouve pas. Il y a bien celui d’après, La danse du miroir, mais pas celui que je cherche. Bien sûr, il est absolument hors de question de sauter un volume, alors je demande au vendeur s’il a le bouquin de McMaster de Miles Vorkosigan qui s’appelle… et il m’interrompt : « Non, j’ai plus Un Clone Encombrant« . Ah. Bon, je crois comprendre sur le coup que je ne suis pas le seul à le chercher, donc je lui demande si je peux le commander et il me répond que non, car l’éditeur n’en a plus. Là je sens que je commence à l’avoir dans le cul profond, donc je m’en vais, non sans passer au rayon Apple histoire de donner un coup de pied rageur dans le Cinema Display 30 », car si moi je peux pas l’avoir je vois pas pourquoi quelqu’un d’autre en profiterait.
Quelques jours plus tard, je passe au Virgin des grands boulevards, et là même topo : non, ils ne l’ont plus non plus, et zob chez l’éditeur. Plein d’espoir, je me rappelle le cas du Guide du Routard Galactique… je demande s’ils vont le rééditer. À ce moment-là, le vendeur m’a regardé droit dans les yeux et sa bouche s’est étirée dans grand sourire condescendant, puis il me dit : « Vous savez c’est J’ai Lu… ». Quoi J’ai Lu ? Comment ça J’ai Lu ? Ensuite, je cherche sur le net puis dans les librairies d’occasion : nada. Bon, direction la FNAC des Ternes, je choppe le premier type en vert qui passe au rayon librairie, je lui annône mes habituelles doléances… et il me demande l’éditeur. Je tente : « J’ai Lu ? »… Il me regarde et me répond : « Ah… J’ai Lu… Pas de chance. ».

Donc, je vous recommande chaudement cette série que vous pourrez trouver sans problème en PDF sur eMule.

One more thing

Hier s’est déroulée dans une ville des États-Unis d’Amérique une des grand-messes traditionnelles d’Apple, la société qui fait les ordinateurs qui marchent. Une messe un peu particulière tout de même puisque ça commence par un Sanctus, puis une homélie de 2h, et en sortant il y a l’offrande (CB acceptées). Stéphane Boulot, dit « Steve Jobs », y a encore été acclamé par sa foule de fans-qui-ont-des-mac-et-que-j’aime-pas. À chaque fois, ça se déroule de la même manière : d’abord, il résume les derniers mois de commercialisation des produits Apple, et tout va très bien dans le meilleur des mondes. Ensuite, il revient sur les dernières annonces technologiques de sa boîte pour ses machines et je suis jaloux, et après il enchaîne sur les grosses nouveautés et je pleure. Et au moment où il finit, il rajoute le fameux « one more thing… » qu’il avait inventé pour la sortie du iMac, et il déchire tout en sortant un truc qu’on n’aurait même pas imaginé que ça pouvait exister et que ça tue trop, et après je me tire une balle parce qu’à part faire une FNAC-basket je vois pas comment je pourrais me payer ce truc-là un jour. Sauf qu’hier, c’était un peu différent.

Déjà, pour commencer, il y avait LE fan. Car chez les fans-qui-ont-des-mac-et-que-j’aime-pas, il y a des gens lucides (un peu), des gens riches (beaucoup), et il y a les boulets (passionnément). Là, c’était un boulet. Un GROS boulet. C’était un type dans le public qui ne pouvait pas s’empêcher d’avoir un orgasme à chaque fin de phrase de Stéphane, en les ponctuant d’un « Wow ! » bien puissant (prononcez « Wouh ! », à l’américaine). C’était génial. Imaginez un peu :

« L’année dernière on a sorti MacOS 10.4… » (Wow !)
« Vous connaissez déjà iTunes… » (Wow !)
« Apple a ouvert une boutique à Londres… » (Wow !)
« On a donc trois modèles d’iPod… » (Wow !)
« MacOS X est basé sur Unix… » (Wow !)
« Alors je clique là… » (Wow !)

J’avoue que j’ai bien rigolé. Je pense que vers là fin il a dû se faire casser la gueule par la sécurité parce qu’on l’entendait plus, ou alors il est mort de jouissance au moment du « one more thing ».
Ce « one more thing », d’ailleurs. Le gros machin, l’annonce qui tue. Ben là, ça faisait sourire tout le monde, parce qu’il y a eu ces fameuses fuites il y a deux semaines, et donc tout le monde savait qu’il allait annoncer un Mac à moins de 500$ (Wow !) et un modèle flash du iPod (Wow !). Au moment où Stéphane s’est arrêté en laissant un blanc pour faire son annonce, j’ai vraiment eu l’impression d’entendre les milliers de personnes dans la salle faire un grand sourire tous en même temps. Mais il a tenu bon le Stéphane, il a fait ses annonces comme si de rien n’était (Wow !). D’ailleurs parlons-en de ce Mac Mini. Ah ça, il déchire, il est moins grand qu’une boîte de Quality Street. 500€ bon sang ! Par contre, si on veut un graveur DVD, un disque de 80Go, une carte wifi, l’extension Bluetooth pour le clavier sans fil et suffisamment de RAM (1Go)… 1300€, et sans écran. Wow !

Simple comme ß0nJ_ouЯ

Parfois, j’ai envie de me lever, d’aller dans un aéroport, acheter un billet, partir dans un pays lointain inconnu et me perdre dans son réseau labyrinthique de transports en communs POUR ALLER CASSER LA GUEULE DE SALES ABRUTIS QUI ME FONT PERDRE MON TEMPS. Je m’explique.

Les néophytes en informatique ou tout simplement les gens qui ont du mal avec une machine ayant plus de dix boutons et sans logo en forme de pomme ont tendance à croire que les gens comme moi, soit-disant forts en informatique, arrivent à résoudre la plupart des problème que les-dites machines nous posent régulièrement, malgré la part grandissante de sadisme que ces saloperies embarquent avec elles (certainement dûe à l’empreinte indélébile laissée par leurs créateurs, c’est-à-dire de gens comme moi – en moins bien quand même). Bon, effectivement, c’est vrai, en général on y arrive. Mais parfois, je me dit que certains gens comme moi mériteraient que l’on remettre au goût du jour les cours de formation aux interfaces utilisateur avec quelques méthodologies empruntées à l’Inquisition. Ou dans d’autres termes, qu’il y a des baffes qui se perdent.

Il y a quelques jours, je me suis dit qu’il serait peut-être pas mal de mettre en place un blog sur mon site (dont acte). Sur les conseils de Myshoko, hop, me voilà sur le site du petit programme qu’elle utilise pour le sien (nommé « b2 »). « Il est simple à utiliser », qu’elle me dit. Bon, hop, je le télécharge. Ah, ben non, en fait, b2 n’existe plus, il a été remplacé par un autre soft qui s’appelle WordPress. Soit, je télécharge quand même. Comme je ne suis pas la moitié d’un con, je lis le fichier qui explique la méthode d’installation vu que j’ai pas envie de me prendre la tête. Qu’est-ce que je vois ? « Installation: Famous 5-minute install ». Une installation en cinq minutes ? Mais je n’hésite pas une seule seconde ! Justement, je me disais à l’instant que je voulais pas me prendre la tête.

Alors, cinq minutes plus tard, le bazar était installé, prêt à être balancé sur le net. Sauf que…

Sauf que : il me génère une page pleine de merdier, avec des petites images, un calendrier, des catégories, un système de recherche. Il manque plus que le petit chien de Windows XP et l’attache-trombone d’Office et je pense que je serai le plus heureux des hommes morts. Moi je voulais juste un petit blog dans ma page d’accueil…

Bon.

Soit. Il suffit de modifier le modèle.

Et là, c’est l’accident. Je tombe dans une page HTML pleine de code PHP de MERDE à modifier dans tous les sens. Raaaaahhhh ! Bon, caaalme, je commence par virer tout ce qui m’intéresse pas. « content » ? Contenu ? Bon, ça doit être important… « RSS » : rien à foutre… ça, rien à branler… Voilà, c’est plus propre. Ah ouais, sauf qu’il y a quand même des cadres, des bidules… Bon, faut modifier aussi la feuille de style. Okéééé… Pas de problème, j’en ai déjà une pour mon site que je n’ai justement pas touchée depuis 4 ans, ça tombe bien, j’avais trop envie de taper plein de code descriptif, en ce moment. Alors, background tatati, font style tatata, voilà. Aaaah. Mais, que vois-je ? Ohhhh, mais tout est en anglais ! Bon, je vais de ce pas aller voir comment faire sur les forums. Oui, tout est indiqué… pour b2 ! Pas pour WordPress !! Là j’en suis déjà à 3 heures de perdue pour cette connerie. Je résiste à la tentation de déverser un torrent d’insulte bilingue sur leurs forums pourris (oui, en plus ils sont pourris et même pas beaux) et je regarde dans le Wiki (l’encyclopédie online de l’aide). Je parlerai un autre jour des Wiki, car c’est le système ultime pour les développeurs branleurs qu’en ont rien à secouer de faire de la documentation. Bon, je finis par trouver la façon de traduire tout ce merdier en français, sauf que les mois sont mal traduits (« février » avec une majuscule, etc). Forcément, on critique les gens de Microsoft, mais dans le logiciel libre y’a beaucoup plus de gens qui font des fautes (d’où les expressions : « bête comme un GNU » et « le GPL, ça boume »). Vu qu’il faut télécharger un autre soft bizarre pour changer ça, recompiler un fichier et tout, je laisse tomber. Mais mes aventures ne finissent pas là, oh que non ! Tout d’abord, ce soft de blog moisi change toutes les apostrophes bidons (‘) en vraies apostrophes littéraires (’), les points de suspensions (3 caractères) en vrais points de suspension littéraires, et les guillemets en guillemets littéraires ANGLAIS (c’est tellement plus rigolo). Sauf que ça ne sert à rien, on est sur le NET, et qu’en plus mon PC est configuré en japonais et que tous ces excréments typographiques s’affichent mal dans mon navigateur. Par contre, les espaces insécables avant les doubles ponctuations et les retours chariot manuels, on peut se les foutre au cul, ça oui ! Et ce foutu soft met des début et fin de paragraphe partout, résultat : il y a des retour à la ligne tout le temps. Et devinez quoi ? Et bien pour corriger ça, il faut aller dans le SOURCE PHP, au milieu de fucking expressions régulières à la con pour tout virer, car tout est encodé en hard (message pour les néophytes : vous comprenez pas, mais ça m’énerve, et c’est pas de la faute à Henri). Résultat des courses : HUIT heures pour arriver à un résultat passable. Donc : il y a certainement des bugs et la mise en page est crado, mais m’emmerdez pas pour ça, de toute façon ça colle avec le reste du site. Et puis comme j’arrivais pas à dormir cette nuit, au moins ça m’a occupé. Famous 5-minute install, mon cul oui ! CONNARDS !

Tiens au fait, si j’ai créé ce blog c’était pas trop pour raconter ma vie mais plutôt pour y coller des infos que je pense intéressantes.

C’est raté.