Nolife chaîne payante ?

Les téléspectateurs de Nolife l’ont appris ce soir à 19h30, à peine quelques heures après l’équipe de Nolife : la chaîne s’apprête à basculer d’un modèle économique basé sur la publicité, à un modèle basé sur l’abonnement. Je ne vais pas m’étendre sur le quoi, le comment et à quel prix puisque les détails, que nous ne connaissons pas encore, seront donnés au fur et à mesure. Si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous invite à répondre au sondage lancé pour nous permettre de savoir ce qui vous semble acceptable, ou pas.

Je vais plutôt tenter d’expliquer la situation et pourquoi on en est arrivés là, puisque vous vous en doutez, Seb ne s’est pas levé ce matin en se disant « eh, mais pourquoi on passerait pas chaîne payante ? ».

Le problème du modèle économique de chaîne gratuite payée par la publicité, c’est qu’il faut avoir de la publicité.

Comment fait-on pour avoir de la publicité, lorsqu’on est une chaîne de télé ?

Et bien, comme pour n’importe quel autre média, en général, on ne fait pas le travail soi-même mais on sous-traite le travail à une société qui s’appelle une régie publicitaire.

Les régies publicitaires sont spécialisées par medias : presse écrite, télévision, radio, internet. Pour la télévision, parmi les régies publicitaires, on peut citer TF1, France Télévisions, Lagardère, M6, NRJ (notez bien le nom des groupes).

Le travail avec les régies publicitaires se passe de la manière suivante : elles démarchent les annonceurs potentiels, récupèrent les publicités, les vérifient, les font passer à la chaîne, puis récupèrent le paiement de l’annonceur et versent l’argent à la chaîne en récupérant leur commission.

La commission d’une régie publicitaire est en général supérieure à 50% (plutôt 60-70%) : on comprend alors tout l’intérêt d’une chaîne comme NRJ12 d’avoir sa propre régie plutôt que de donner de l’argent à un concurrent.

Ok, donc maintenant, voici le point vraiment important. Lorsqu’on veut travailler avec une de ces grosses régies publicitaires, ce qui est INDISPENSABLE pour survivre pour une chaîne basée sur le modèle économique du « tout pub », il faut arriver avec les chiffres d’audience de la chaîne. Les deux enquêtes d’audience qui sont acceptées par ces régies publicitaires sont les audiences Mediamétrie TNT/Hertzien, ainsi que le Mediacabsat.

Mediacabsat, mékeskidi ?

Le Mediacabsat est, comme son nom l’indique, l’enquête que fait Mediamétrie auprès d’un échantillon représentatif de téléspectateurs (qui possèdent une box spéciale) pour connaître l’audience des chaînes diffusées sur le câble et sur le satellite.

Sur le câble et sur le satellite.

Le CÂBLE et le SATELLITE.

Pas l’ADSL.

vous avez maintenant toutes les clés pour comprendre le problème. Une chaîne comme Nolife avec des revenus basés sur la publicité, qui n’est diffusée que sur l’ADSL, n’apparaît évidemment pas dans le Mediacabsat. Et ne peut donc pas négocier avec des régies publiciaires. Et donc, ne peut pas avoir de revenus publicitaires. Et donc, ne peut pas vivre.

Tout simplement.

C’est pour cette raison que depuis des mois, voire des années (depuis son lancement !), Sébastien a régulièrement relancé le câble et le satellite pour pouvoir y être diffusé. Bien sûr, il était important de répondre à l’appel désespéré de certains téléspectateurs qui attendent Nolife depuis longtemps sur ces deux réseaux. Mais c’était aussi important pour garantir le développement de Nolife, indispensable à l’heure actuelle.

Bref, d’un côté Nolife a reçu un « oui mais vous payez plein pot » et un « non, on est saturés », et ce malgré une enquête Médiamétrie commandée par Nolife qui montrait que12% des téléspectateurs du câble/sat se montraient intéressés par cette chaîne. Je ne m’étendrai pas plus là-dessus.

J’aimerais juste revenir sur le système de régie publicitaire lié au Mediacabsat et au TNT/Hertzien. Ce qui suit est une réflexion très personnelle et n’engage que moi.

Les chaînes historiques (dont TF1) ont fait leur audience sur le hertzien. Jusqu’à il y a peu, elles n’étaient pas en concurrence directe avec les chaînes non diffusées sur le hertzien (câble/sat). Le Mediacabsat permettait donc, pour les chaînes non diffusées sur le hertzien, de se taper un peu entre elles, mais sans taper sur les « grandes ».

Or, depuis est arrivée la TNT. Des chaînes comme TF1 ont tout essayé pour saborder ce projet, car elles avaient peur de perdre des PDM (Parts De Marché, avec des majuscules svp). Or la TNT est belle est bien arrivée, et TF1, depuis, perd des PDM. Désormais, le plus gros du marché appartient à moins d’une vingtaine de chaînes nationales.

Et le Mediacabsat ?

Et bien, pour les groupes qui ont réussi à caser une de leurs chaînes sur la TNT, moins les chaînes du câble/satellite ont des PDM, mieux ça leur va. Car moins elles ont des PDM, et moins elles gagnent d’argent par le biais de leurs régies publicitaires. Donc pour ces groupes-là, que le Mediacabsat existe ou pas, ils s’en fichent ; en réalité, je pense même qu’ils aimeraient bien le voir disparaître, histoire que la TNT gagne des PDM.
D’un autre côté, Médiamétrie n’a toujours pas fait évoluer le Mediacabsat pour prendre en compte les chaînes ADSL-only (comme Nolife). Pourquoi ? Une impossibilité technique ? Dans la mesure où les FAI peuvent avoir en temps réel le nombre de box connectées sur une chaîne X, je ne pense pas. De plus, des systèmes de mesure d’audience sont disponibles depuis 3 ans.

Je pense que la raison de la non-comptabilisation de l’ADSL dans le Mediacabsat est plus à chercher au niveau politique. Les plus gros clients de Médiamétrie sont les grands groupes de médias, qui n’ont aucun intérêt à voir des groupes émergents essayer de leur bouffer des PDM (et donc des profits). Du coup, Médiamétrie n’a que faire des desiderata les opérateurs ADSL ou les chaînes qu’ils diffusent.

(Parenthèse) D’ailleurs, au passage, vous êtes-vous déjà demandés pourquoi TF1 et M6 ne voulaient pas être repris sur Free ? La réponse est pourtant simple ! Si l’ADSL n’existe pas dans les mesures d’audience, il n’y a absolument aucun intérêt pour ces chaînes d’y assurer une présence. Pas de mesure d’audience signifie que les milliers ou millions de télespectateurs qui regardent la télé sur l’ADSL n’existent pas, purement et simplement. Du coup, TF1 et M6 n’avaient vraiment aucun intérêt à s’y trouver, si ce n’est promouvoir le réseau de concurrents potentiels (Free, principalement). Finalement, sous la menace de la justice et du gouvernement, ils ont plié, tout en interdisant la plupart des fonctions évoluées du magnétoscope de la Freebox (téléchargement des programmes sur PC etc), en arguant d’une lutte mystérieuse contre le piratage. (Fin de la parenthèse)

D’autre part, il n’est pas du tout dans l’intérêt des groupes de médias de favoriser l’accès au gros gâteau que sont les ressources publicitaires à de petites chaînes qui montent venues de l’ADSL, qui est un milieu hautement concurrentiel où des chaînes à très faible budget peuvent se lancer (comme Nolife).

Ne pas intégrer l’ADSL dans le Mediacabsat dont les plus gros clients sont de grands groupes, et ainsi priver les chaînes ADSL-only de l’accès aux ressources publicitaires, voici un plan rondement mené. Je ne pense cependant pas que ce soit une grande conspiration, mais plutôt le résultat de toute une politique menée par tous les acteurs actuels du milieu (gouvernement y compris) qui interdit, in fine, à de petits acteurs d’apparaître et d’exister hors TNT locale (où des victimes commencent déjà à se déclarer). On appelle ça « faire du business ».

Comments (21)

yoann007juillet 1st, 2009 at 1:59

Bel article qui résume pas mal de ce que je pense !

Le pire dans l’histoire c’est que Médiamétrie propose bel et bien des chiffres d’audience prenant en compte l’ADSL (son MédiaMat intègre un panel provenant de Neuf, si je ne dis pas de bêtises), mais aux yeux des publicitaires, ça n’a aucune valeur. « Comme par hasard »…

Aujourd’hui, le lobbying est même étendu à la radio numérique, car les gros acteurs de la radio y voient le même danger qu’y voyaient les chaînes hertziennes à l’arrivée de la TNT… de la concurrence visible et de meilleure qualité.

Enfin pour en revenir au problème principal, j’ai bien peur que tout cela ne signe l’arrêt de mort de Nolife à plus ou moins court terme…

Da Scritchjuillet 1st, 2009 at 9:33

Tu oublies un truc extrêmement important : Médiamétrie a gardé sa structure coopérative. Ce qui veut dire qu’elle a un conseil d’administration composée de ses principaux clients : http://www.esj-lille.fr/spip.php?article323

Il y a donc une pratique anticoncurrentielle.

Canalsat est lié aux groupes Canal+ et Lagardère. Numéricable est lui lié à un opérateur Américain. Mais dans les deux cas, ils appliquent une solution issue des supermarchés : tu veux être présent chez nous, faudra payer pour y être numérotée ( j’en parlais il y a 5 abns : http://dascritch.net/blog.php/post/2005/12/13/295-paix-dans-le-ciel-et-les-lucarnes-magiques ). On peut se faire diffuser gratuitement sur Canalsat (frais de diff satellite inclus), mais il faut être un très gros groupe (et encore… la chaine TchaTche tv pour qui je bossais n’as pas tenu deux ans).

Nolife a la chance d’apporter énormément en diversité. Mais cela commence à être compris : GameOne Music HD commence à faire une place à la musique Japonaise. Le jour où elle ne sera plus une chaine gratuite, elle perdra en visibilité pour un nouveau public.

Par contre, j’ai des amis belges, des contacts marocains et algériens qui veulent vraiment voir la chaine. Le Catch-Up (ou VOD) serait-il une solution qui aurait en plus le mérite d’étendre la zone de diffusion sans remettre en question la gestion des ayants-droits ?

Après, le débat est sur le forum de la chaine

Da Scritchjuillet 1st, 2009 at 11:16

Désolé pour mon spam, Cyril, mais j’ai ré-argumenté par rapport à ce que je pensais être le mieux quand j’ai voté :
http://www.nolife-tv.com/forum/showpost.php?p=489247&postcount=851

vampirenessjuillet 1st, 2009 at 11:47

effectivement, très bon article qui résume bien la situation.

Pour le manque de valeur de ce système, la réponse est simple, il comptabilise les audimats même quand la télé est en veille et le décodeur allumé. De plus, on ne sait pas trop qui regarde la tv (dans un foyer de plusieurs personnes). C’est pas vraiment exhaustif comme système. Ça donne un indice de l’audimat mais ce n’est pas traitable pour les publicitaires. Ils se tournent sur des audiences plus « sûres »…

C’est un cercle vicieux qui empêche de Nolife de décoller, c’est bien pour ça que je suis prête à payer pour ne pas voir ma chaîne préférée sombrer dans l’oubli.

cleudjuillet 1st, 2009 at 11:56

je me demandais pourquoi on avait pas de pub sur nolife,maintenant je comprends…
le pire dans cette histoire c’est que ça ne m’étonne même pas…business à la con!

diez979juillet 1st, 2009 at 11:59

malheureusement, je pense comme yoann… Même si Nolife devient payante, je doute fortement que sur le long terme la chaine puisse exister…
Je suppose qu’il est difficile de démarcher la TNT locale ou bien onéreux…

Cyriljuillet 1st, 2009 at 12:24

La TNT ne se « démarche » pas. Il s’agit d’un appel du CSA à pourvoir des fréquences disponibles, lorsqu’il y en a (il n’y en a plus pour l’instant). S’ensuit un long processus où il faut montrer patte blanche avec dossiers sur le contenu, sur la stabilité financière de l’entreprise, puis il y a des auditions des candidats. Ensuite, c’est le CSA qui décide quels projets sont acceptés ou pas.
Ensuite, il faut payer, et les coût sont bien supérieurs au satellite pour une couverture nationale.

diez979juillet 1st, 2009 at 12:30

ok merci :)
bon bah me reste plus qu’à débourser l’argent…
si un jour je gagne à l’euroomillion, je concrétise ma boite de prod et j’investis… soon soon soon … enfin je sais que les rêves c’est que la nuit…

Da Scritchjuillet 1st, 2009 at 13:13

Et puis mine de rien, la TNT, c’est 12M€ par mois en diffusion. C’est pas pour rien qu’AB1 et CanalJ ont abandonné ce moyen de diffusion

genshi-tonyjuillet 2nd, 2009 at 22:20

Je venais sur ton blog voir ce que tu voulais comme cadeau / alcool :p pour la JE et je tombe sur cet article super intéressant mais qui ne m’étonne guère.
L’audience arrivera un jour sur le net vu que plus le temps passe et moins de gens regardent via Hertzien la télé, enfin c’est pas pour demain non plus.

Super article en tout cas Cyril.

fhyrinjuillet 2nd, 2009 at 23:53

mais ce que je comprends pas, c’est pourquoi vous vous obstinez à chercher des pubs « classiques »

il y a clairement trop de monde sur le créneau. Trop de chaines capables de vendre « des boissons gazeuzes ».

Pourquoi ne vendez-vous pas votre espace publicitaire en direct, à des sociétés trop petites pour bosser avec les régies?

Vous avez une petite équipe, de petits besoins, comparés à M6. Ne visez pas les pubs de Danone les geeks s’en fichent aussi. Visez ceux qui n’ont pas accès aux pubs des grosses chaines! Et pourquoi pas pubs pour les blogs aussi, dans un espace réservé aux membres « premium »??

Faites comme Nintendo avvec la DS puis la Wii : ne cherchez pas la confrontation frontale sur le terrain classique, prenez la tangente!

Romainjuillet 3rd, 2009 at 16:09

de très intéressantes explications,
même si elles renforcent mes inquiétudes sur l’avenir de nolife,
c’est toujours bon de comprendre ce qui se passe en coulisses!

rabsgjuillet 6th, 2009 at 20:17

Ceux qui se font notamment arnaquer dans l’histoire, c’est les entreprises qui payent pour la pub… avec le même budget, ils pourraient toucher plus de monde.

Bon, il y a tellement de couches de stats et d’approximations dans ce genre de domaine…

fhyrin: Il y a déjà un peu de pub ciblée, ils n’ont pas fait qu’attendre les gros groupes généralistes.

Cyriljuillet 8th, 2009 at 2:28

fhyrin > Je comprends ton propos, mais je pense que tu n’as pas une vision très claire du marché publicitaire en télévision. Déjà, pour commencer, ton exemple avec Nintendo est mauvais puisque justement Nintendo est un des plus gros annonceurs en éditeur de JV sur toutes les grosses chaînes. D’ailleurs je tire mon chapeau à la régie éCLAT (avec qui travaille Nolife) qui a réussi à les avoir.

Ensuite, travailler avec des annonceurs originaux, « prendre la tangente » comme tu dis… Le problème c’est que ça ne rapporte vraiment pas beaucoup ! Et Nolife a beau proposer des espaces publicitaires vraiment, vraiment peu chers par rapport à des chaînes de la TNT ou du satellite, et bien les acteurs du milieu de l’anime et du manga, par exemple, vont continuer à trouver ça trop cher. En gros ils voudraient presque qu’on leur vende l’espace pour quasi-rien (ce qui, pour faire des rentrée d’argent, est plutôt débile). Du coup il faut se tourner vers les annonceurs plus gros qui ont l’habitude des prix TV et qui risquent d’être intéressés par les tarifs de Nolife.

Mais bon, de toute façon ce n’est plus d’actualité…

snufkinjuillet 8th, 2009 at 13:12

Ola … très bonne article par contre il me donne la rage encore plus contre se faux système capitaliste et comme tu le site très bien au temps qu’il son peux sur le marcher au temps qu’il gagne des part de marcher c’est comme le gros morceaux d’un gros gâteaux s’il y a du monde les parts son petite :s alors c’est logique qu’il y a une politique au tours de sa et de favoriser leur intérêt en 1er, bref les solutions alternative il vont se crée je pense et je crois a l’émergence du net qui fait que dans quelque année sa deviens le média numéro 1 … c’est vrais pour le moment les papi mami et ménagère qui regarde The TV son encore nombreux mais il faut garder l’espoir et je doute pas que Nolife va exister dans le future tout une question de temps … bref mais pour se qui est de l’actuel la c’est le génie de l’être humain il est le maitre a inventer des idées nouvelle et émerger de nouvelle concept alors j’espère que des personne a travers le monde se solidifier ou peut être crée des coopérative pour sauver et faire pousser ces chaines qui vienne de l’ADSL et défendre leur droit d’existence je ne sais pas comment sa peux être ni en quoi sa peux vraiment apporter mais voila …

sinon j’ai encore une foi la rage car chez nous en Algérie quand j’allume le démodulateur satellite de ma chambre et je zappe entre les chaine du bouquet Hotbird une bonne partie des chaine vraiment je ne sais pas comment ils peuvent avoir des autorisation a diffuser déjà leur qualité de programme est médiocre genre ( …, Loto, vente de bijoux, Mme soleil, … il y a même une chaine qui diffuse des clip avec une qualité youtube :( ) c’est un paradoxe en dirais des chaine pirate :( … alors comment sa se fait :( … Ahhh et moi j’ai envie de voir ma Nolife débarque un jours chez nous en Algérie …

ben sa me laisse a pauser une question vous pouvez pas diffuser ou acheter des droit de diffusion hors France ?? genre votre émetteur il est en suisse ou en island ?? :p ( désolé je sais qu’est une question bette mais comme sa vous passer sur le satellite au moins :)

encore une merci Nolife Merci Cyril

snufkinjuillet 8th, 2009 at 13:12

arf … il y as pas un édit pour les comm :( ( désolé pour les fautes d’Orthographe :( et

junjuillet 11th, 2009 at 15:48

Rappellons que mediacabsat est utile, et personnellement je ne pense pas que les plus gros groupe média souhaitent le voire disparaitre dans la mesure ou les bouquet satellite appartienne à ces même groupes média (tps = TF1/m6, canalsat = canal+).

La problématique bissness est essentiellement du au fait qu’en une quinzaine d’année on est passé d’un modèle économique proche du modèle superstar (en gros 20% du catalogue, ici des chaines, produit 80% du bénéfice total) à un morcellement de l’offre qui oblige les gros groupes à passer au modèle longtail (un large catalogue ou chaque produit représente moins de 0.3% du chiffre d’affaire, mais cumuler atteint les 100%).

Avec le modèle longtail, porté aux médias, il est important de posséder le plus de chaînes possible pour cumuler les bénéfices, c’est un phénomène que l’ont a déjà vue dans la presse papier, où il est impensable aujourd’hui de créer un titre en dehors d’un gros groupe média.

La publicité est en crise, en période de crise les gros maigrissent, les petits meurent… Ou se font manger par les gros. Que ce soit sur le web, le papier ou la télé, la publicité ne rapporte plus. Il n’y a qu’à voire pour s’en convaincre cette mascarade qui a enlever une source de revenue à france télévision pour ré-évaluer la valeur des espaces publicitaires sur le bouquet hertzien.

Mais ce contexte était déjà amorcé lors de la création de no-life, qui plus est, Cyril, tu es parfaitement conscient que dans une micro-niche comme celle qu’exploite ta chaine, il était déjà difficile d’aborder des annonceur non habitué au support tv, j’imagine les mêmes annonceurs qui maintiennent la même niche de presse dans un état pseudo-comatique, ne leur permettant pas réellement de voire leur économie évoluer. Je comprend donc mal le bissness modèle qui a été choisit par et pour no-life.

Malgré tout no-life est une des rares chaînes, si ce n’est la seul, à avoir su créer un véritable rapport émotionnel avec ses auditeurs. Et ça c’est pas n’importe quoi.

Ne serait-il pas temps d’exploiter cela, et de créer tout un écosystème no-life et de créer ainsi un nouveau bissness modèle jamais vu ailleur et encore moins à la TV ? Tu as émit l’idée d’un catch-up tv, pourquoi pas en faire une brique parmis d’autre dans tout cela ? L’adage « Less is more » devient de plus en plus vrai tout les jours, et no-life prouve une fois de plus que les compétences sont plus importante que les moyens matériels aujourd’hui.

Si tu le souhaites, et si j’ai éveillé ta curiosité en parlant d’éco-système, je reste joignable par mail. Je suis prêt à donner un peu de mon temps et partager mon expérience dans les médias.

cyriljuillet 13th, 2009 at 2:35

jun > Je ne suis pas celui qui a choisi le business model de Nolife et d’ailleurs je n’ai qu’une influence toute relative sur ce dernier mais lorsque la chaîne s’est lancée, il n’y avait pas la « crise économique » (qui en fait n’est qua la conséquence de ce qui se passait avant) et le marché publicitaire, notamment de jeu vidéo, était en pleine expansion. il faut aussi comprendre que si Nolife (en un seul mot) s’était lancé sur un autre business model, par exemple payant, dès le départ, cela aurait été un immense échec car il aurait fallu une puissance de communication que la chaîne n’avait – et n’a toujours – pas.

Maintenant que les téléspectateurs (et non auditeurs) connaissent la chaîne et les gens qui la font, passer au payant n’était pas absurde et les résultat du sondage ont montré que c’était viable, tout au moins dans la forme actuelle de la chaîne, que nous souhaitons bien sûr évoluer vers encore plus de contenu, plus d’émissions, plus de sujets abordés, plus de surprises, etc.

L’ »ecosystème Nolife » comme tu le nommes a été annoncé ce soir, il s’agit donc de faire payer pour la présence sur le web des programmes produits par la chaîne (en majorité). Les modalités ne sont pas encore bien définies, mais c’est une solution qui convient mieux à la fois en interne et aux téléspectateurs. C’est un nouveau modèle certes, mais nous vivons dans une époque où il faut savoir innover pour ne pas sombrer.

NB : Ce n’est pas à moi qu’il faut proposer tes compétences mais à Seb, c’est lui qui s’occupe de la stratégie de Nolife ; je pense cependant qu’il a déjà quelques bons contacts dans le milieu. ;)

junjuillet 13th, 2009 at 14:57

@cyril
Je ne parle pas nécessairement de « la crise économiqueé, mais d’une crise de la publicité, voire des médias qui s’est initié il y a bientôt dix ans. Les prix chutaient, mais les marges des intermédiaires, et le nombre de ceux-ci augmentaient. Les revenues publicitaires des groupes médias augmentaient eux aussi, mais uniquement suite à des nombres d’acquisition conséquent. Virtuellement tout va bien, les chiffres le disent en tout cas. Dans le concret ceux en bas de l’échelle, les support de diffusions, galèrent sévère. C’est comme Nike, le cours de son action monde, mais personne s’en carre du chtit bougnoule ou du chtit ‘fricain qui touche 12USD par mois pour faire les pompes…

En exemple, je citerai le quotidien Le Monde, qui depuis quelques années patine foutrement à retrouver un certains équilibre financier. Et ce sont loin d’être les seuls. Et pourtant, là on est extrêmement loin de l’audience de nolife.

Quand je bossais en agence de pub, on était particulièrement au courant de ça, mais tout les gars qui se fond plus de 10k€/mois pissent dans leur froc depuis quelques années, les mecs pensent juste à s’en foutre plein les poches tant que ça marche…

Mais je reste d’accord avec toi, si le bissness modèle de nolife dès le départ aurait été payant, cela aurait été un échec. Et l’innovation est nécessaire, sinon à proprement parler vital.

bastienjuillet 21st, 2009 at 14:21

C’est dingue que les annonceurs préfèrent se baser sur des chiffres qui sont des échantillons de la population et donc qui n’est pas forcement représentatif de l’audience réelle des chaînes! Ce que je veut dire c’est qu’il suffis que cet échantillon de quelques milliers de personnes aime majoritairement les programmes de TF1 pour qu’on dise : « les français aiment TF1″.

Alors que pour ce qui est de la TV par ADSL, on peut savoir précisément les vrais chiffres c’est a dire ce que tout le monde regarde et non pas un échantillon de la population qui fait la pluie et le beau temps…

bastienjuillet 21st, 2009 at 14:23

Ah oui j’ai oublié de préciser, le problème c’est que tout le monde n’a pas accès a la TV par ADSL…